L'instauration des primes dans le BTP

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SALAIRES DU BTP
De plus en plus de part variable


Plus de sept entreprises sur dix versent des primes à leurs cadres. Un pourcentage qui croît d’année en année d’après notre sondage. A partir d’un certain niveau d’encadrement, les salariés ont accès à une part variable de leur rémunération. Contractuelle ou non, elle est exprimée en pourcentage de la rémunération annuelle ou en nombre de mois de salaires. Dans la moitié des entreprises interrogées, les primes représentent entre 10 % et 20 % de la rémunération annuelle. Chez ETDE, ces primes peuvent prendre deux formes. « A partir du niveau chef de service, nous octroyons des primes sur objectifs de la structure et sur les performances individuelles, en tenant compte d’un certain nombre de critères comme la sécurité, le management... Selon la fonction occupée, ces primes peuvent représenter 10 % à 40 % de la rémunération. Par ailleurs, en fin d’année, nous versons des primes individuelles en fonction des résultats d’un chantier, d’une entité... », indique Yves Laqueille, DRH de l’entreprise. Encore réservé au middle-management, l’octroi de prime tend à se généraliser. Chez Spie, un jeune diplômé, dès sa deuxième année de présence, a accès à une variabilité de sa rémunération. Dans d’autres entreprises, cette politique s’applique également aux Etam. Comme dans le groupe Balas, spécialisé dans le génie climatique-ouverture-plomberie. « Tous les quatre mois, nous faisons une revue du personnel de production pour récompenser la rentabilité des chantiers. En fonction des résultats, nous versons des primes individualisées », explique Cécile Chatendeau, DRH.